Les Pyrénées

Publié le par Mamminic

 

Que l'on soit leurs enfants, natifs ou adoptés,

Lorsqu'on vit ici, du matin au coucher,

La nature suscite de nos yeux le respect,

Et de mille couleurs, au fil du temps, se vêt.

 

Chaine pyrénéenne centrale

 

Taillées par le combat depuis la nuit des temps,

De la chute des eaux et du feu de la terre,

Elles règnent en maîtres, immortelles de pierres,

De Méditerranée aux pieds de l'Océan.

 

Proche col aspin

 

Recouvrant leurs sommets d'un blanc immaculé,

La neige qui les pare souligne leur beauté.

Les hommes qui y vivent, amants respectueux,

Profitent des bienfaits nourrissants, fructueux.

 

Champignon septembre 2006 001

fruit chataigne

 

Gibier, fruits, truites, châtaignes et champignons,

Sont autant de bienfaits que prodiguent aux humains,

Ces royales splendeurs depuis le haut des monts.

Mais on doit les gagner ces richesses et ces dons......

 

bois

 

Dure comme la rocaille, aigu comme le froid,

Telle est la vie ici au fond des Pyrénées.

Si tu veux te chauffer, le bois ne manque pas,

Mais il te faut suer pour aller le chercher.

 

Les spectacles sont beaux, les vallées sont profondes,

Pour protéger ton toit, l'ardoise y abonde.

Mais que la charge est lourde et le chemin pentu!

La peine au labeur fait les vieillards chenus.

 

ski

 

Et, au cours de l'hiver le skieur imprudent

Obligera, plus d'un, à braver la froideur,

A quitter la chaleur de l'âtre en sa demeure

Pour l'ôter du danger et le garder vivant.

 

Que l'on soit leurs enfants, natifs ou adoptés,

Lorsqu'on vit ici du matin au coucher,

La nature suscite de nos yeux le respect

Et de mille couleurs, au fil du temps se vêt.

 

Comme une oeuvre de maître, bien longtemps peaufinée.....

 


 

Saint-béat sous la neige

 

 

Un joli poème de J. Grange que je partage avec vous.....


 

 


 

 


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Publié dans Poésie

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Paul d'Aubin 19/12/2011 18:23


Rêveries à Luchon


 


Les mansardes, 


 


 


C'était un peut comme le proue du vaisseau amiral,


par  ses   petits fanaux clignant de l'oeil la nuit,


luisant sur la maison comme des lumignons


Et son    toit  bleu  d'ardoises en était  embelli,


et mieux;   nous étions hauts, aussi haut que la vie.


 


Ces "Mansardes" nous y dormions aux saisons des curistes, 


y montant doucement, respectant les consignes,


de traiter dignement les précieux locataires.


Pour Régis et pour moi, c'étaient douces manies 


que nous nous gardions, de contrarier en vain.


 


Dans la chambrette austère ou je dormais


les livres me tombaient des yeux bien  après  la lumière


et j'écoutais aussi  les pas sur les trottoirs


des passants noctambules qui passaient en riant 


et je scrutais aussi  les fenêtres  d'en face.


 


Grand-mère  ronflait parfois dans la chambre a côté,


et  son eau de Cologne avec son  poudrier


exhalaient  des senteurs de rose  et de vanille


Dans la chambre a côte était mon cher Régis


qui me passait parfois la BD "Blek le roc"


 


Oh, comme je les aimais,  ces modestes mansardes,


Nous étions jeunes alors et tout était diamant :


filles des locataires aux cheveux dénoués


ou bien nos  jeux guerriers et nos arcs et nos lances 


Et ces folles lectures menées  jusqu'au petit matin.


 


Paul d'Aubin, le 16 12 2011


 

Mamminic 19/12/2011 21:32



Bonsoir et merci pour ces jolis poèmes. Je les mettrai très prochainement en "vedette" sur une page de mon blog.



Paul d'Aubin 19/12/2011 18:11


 


La Maison Fermée 


 


 





 


Vielle maison altière, en son jardin taillé, 


à l'orée de l'automne tu as été fermée, 


car ta chère maitresse a dû partir ailleurs, 


pour chercher un secours à l'alarme des ans. 


Tu la connaissais bien pourtant la dame exquise, 


qui soignait tes vieux meubles a la cire d'abeilles 


et aimait a créer un jardin ordonnée ? 


toi d’un siècle et demi qui vécut tant de drames, 


tu t’étais habituée à son amour paisible 


et tu songes aux demain,   à la pioche promise. 


 


Ta fine jardinière qui est aussi ma mère, 


avait ses choix charmants de rose et d'œillets d'Inde. 


Il n'y manquait qu'un peu le tendre goût des fruits. 


Tu étais cher jardin soigné tel un enfant. 


Et toute à sa demeure, elle la faisait reluire, 


tant elle t’époussetait sans ménager ses forces. 


que déjà rénovée vers l'an quatre vingt, 


tes atours ont encore belle mine aujourd'hui. 


Tu fus chère maison choyée comme princesse, 


et ton dernier automne fut un chant délicieux 


 


Nous dormions autrefois, la haut, dans les mansardes 


avec Régis, mon frère et compagnon de jeux 


montant les escaliers sans les faire craquer 


pour ménager le calme de quelques locataires. 


et nous allions fouiller partout dans les recoins. 


Le salon d'acajou aux nacres incrustées 


par son noir sépulcral nous faisait frissonner 


mais c'est la chambre blanche de style Louis XVI 


qui me faisait rêver avec ses bois blancs 


et percer  l'illusion que j'étais "petit prince». 


 


Plus tard, elle s'installa du côté vingt-et-un 


laissant vieille cuisine et ses couverts de cuivre 


et surtout les bons plats mijotés par grand-mère 


Elle s'installa en face de l'arbre aux moineaux 


et la vie des oiseaux en fut bouleversée 


tant les miettes de pains et tant de victuailles 


les aidèrent aux temps de la bise venue 


C’est dans cette cuisine que nous venions les voir, 


 mes deux chers parents qui vieillirent sans bruit 


a tel point qu’aujourd’hui est pour moi comme un songe. 


 


Que vas-tu devenir, oh, toi fière demeure 


bâtie sous l'empire, sur allée tracée, 


qui aimait tant à voir les promeneurs passer. 


Ou vas-tu désormais trouver âme qui t’aime  ? 


et soigner tes massifs avec tant de patience 


et choisir avec soin les fleurs et leur endroit  


Que va tu devenir désormais sans esprit  


Oh, toi, grande demeure qui accueillit tant d’hôtes 


et vit tant de tumultes et de murmures aussi 


et te sais désormais, à la pioche promise ? 


 


 


Paul d’Aubin, Luchon, octobre 2011. 


 


 


`


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Mamminic 19/12/2011 21:34



Quelle grande affection pour cette maison familiale transparait dans votre poème. Merci.


Pour moi j'ai encore le bonheur d'avoir une maison transmise par ma mère et mes grands-parents et je ne pourrai jamais - tant que je serai en vie - m'en séparer.....



Perrine 11/11/2011 19:44



belles tes pyrénées, c'est vrai que le temps est doux, profitons-en, l'hiver va venir !!


Bonne soirée et bises



PARC DE LA VANOISE : MON EVASION 10/11/2011 13:16



Bonjour Monique,


Elles sont vraiment des pyrénées, magnifique ces photos. Comme toi, j'ai un magnifique soleil avec les premières gelées blanches.


Tu as du être très heureuse de profiter de tes petits enfants et cela est super, je pense que maintenant les cures sont fermées à Luchon et que la saison de ski doit se préparer bisous bonne
journée Françoise



Anbenedicte 10/11/2011 09:08



Bonjour Mamminic . Quel magnifique poème pour nos belles Pyrénées et bien imagé par toi. Les cèpes, c'est toi qui les as cueillis?


Es tu toujours en vadrouille ? Moi je pars ce soir pour un gand WR. J'ai le moral très bas et j'ai vraiment besoin d'une coupure.


Bisous ma grande  à bientôt